• Bonjour,
    Aujourd'hui je vous partage mon questionnement sur la lecture, en particulier sur les exercices de lecture qui accompagnent parfois les textes lus en classe. 

    Comment j'en suis venue à réfléchir à cette question ? Une histoire de quota...
    Je vous partage le contexte de cette réflexion :
    - Depuis plusieurs mois et en particulier il y a une semaine, je discute avec une collègue et amie, sur sa manière se pratiquer la lecture et notamment de proposer des exercices, ce que je ne fais que rarement dans ma classe.
    Elle utilise les séries d'album Ribambelle (donc elle ne photocopie pas de tapuscrits comme moi).
    Elle étudie 1 oeuvre par période et propose des exercices de lecture et de compréhension que ses élèves font en autonomie.
    Elle me proposait de m'envoyer des exercices pour que je teste en classe. 
    Hors justement j'avais décidé cette semaine de commencer une séquence que j'avais préparée. Et j'avais décidé de tester de donner plus systématiquement des exercices suite à la lecture d'un texte.
    Et c'est à ce moment que l'ordinateur m'a indiqué que je n'avais plus de crédit sur mon compte (badge).

    A ce jour, j'ai donc épuisé mon quota de photocopies prévu par la municipalité où j'enseigne.
    Les années précédentes, nous avions en plus dans l'école une vieille photocopieuse récupérée, en dehors du crédit de photocopies alloué par la mairie, ce qui nous ajoutait 2 000 photocopies.

    Nous ne sommes pas les moins bien lotis, nous avons un quota correct, mais j'avoue qu'être limité dans sa pratique par une question de photocopies, ça m'énerve un peu, portant déjà mon attention à ne pas gaspiller, à limiter et me demander si c'est essentiel, à faire des recto-verso etc...
    Evidemment on peut aussi parler de la différence -je dirai même l'injustice- entre nos classes à 24-25 (et encore cette année l'effectif est plus bas, et je ne parle pas des collègues de CM qui ont des classes de 27, parfois 29) en regard des CP et CE1 dédoublés, dans la même ville, à 12, 13, 14, 15...

    Du point de vue pratique :
    J'en suis venue à réfléchir sur le côté pratique : comment éviter d'être à court de photocopies vu la quantité de textes et d'exercices dans une année de CE1, multiplié pour le nombre d'épisodes (x le nombre d'élèves).
    Sur internet, on ne voit que très peu d'organisations autres que le tapuscrit + le questionnaire.
    (D'ailleurs souvent appelée "l'exploitation", le terme nous ramène en un saut à l'époque de l'esclavage, à ces images qui y sont associées :les champs de coton, les coups qui pleuvent, les corps qui tombent sous la fatigue et la maltraitance et les chants qui résonnent de loin dans nos têtes, à nous qui ne l'avons pas vécu. 
    Ou encore aux énormes exploitations agricoles, leurs machines et la cadence de production industrielle, qui, loin de l'image pittoresque des petites fermes au bon air de la campagne, où il fait bon vivre, où on élève quelques bien bonnes bêtes, où on entend les coqs et les poules au petit matin, ou encore des cueilleurs dans les vergers,... ces exploitations donc pillent, assèchent, appauvrissent nos terres de leur ressources.
    Bref, rien de bien réjouissant dans ces exploitations de texte qui présentent de très nombreuses fiches, une quantité de travail à abattre assez impressionnante pour un petit texte ou un petit album de rien du tout sans prétention, plein de belles images et de beaux mots qui s'envolent vers les esprits des petits enfants, qui ont juste l'espoir de faire rêver, faire vivre des émotions, raconter des histoires rigolotes ou belles, drôles ou effrayantes.
    Un petit livre bien humble dans l'océan des livres, qui prend une importance démesurée en se payant le luxe d'être étudiée pendant 6 semaines, 2 fois par semaine, rien que ça ; qui se fait décortiquer par les élèves et leur maîtresse qui veulent avoir tout vu et tout compris, qui se fait déshabiller, qui perd de son mystère, de sa magie et de sa poésie. Alors qu'il n'a rien demandé).
    Petite (longue) parenthèse refermée...

    Pour en revenir à ce souci de photocopies :
    Voici ce qu'on m'a proposé sur le groupe facebook où j'ai exposé mon problème :
    - acheter des manuels de lecture (équiper ma classe d'une série de manuels contenant des textes)
    Mon avis : il faut consacrer un budget spécifique, une année donnée. C'est un choix d'équipe d'offrir une partie de son budget aux classes de CE1 pour leur permettre d'équiper une classe. Sinon on équipe sa classe seulement sur le budget de cette classe, étalé sur plusieurs années, et on réduit d'autant le budget pour le reste du matériel.
    Autre élément à prendre en compte : on ne peut pas choisir les lectures.
    Pour toutes ces raison, il faut bien choisir son manuel.
    - acheter des fichiers consommables, chaque année, pour les exercices de lecture
    Mon avis : il est hors de question pour moi d'acheter un consommable chaque année, uniquement pour la lecture.
    - organiser le temps de lecture en ateliers tournant par groupe
    Et donc faire seulement 6 photocopies des textes et exercices. Les élèves lisent alors le texte et font les exercices sur fiche plastifiée.
    Mon avis : une bonne idée de faire en ateliers tournants, mais ça me pose problème que les élèves ne gardent pas une trace de leurs exercices. 
    Et puis faire des exercices sur fiche plastifiée... pfff... l'écriture est trop grosse, ça tache, beurk beurk, ça limite beaucoup les exercices (colorier). On corrige le travail que l'élève a fourni et hop, tout est effacé ! Génial pour donner de l'importance à ce que produit l'élève.
    Surtout devoir corriger le travail avant que l'autre groupe doive utiliser les feuilles, donc corriger avec l'élève puisqu'on efface tout. Autant dire que ce n'est pas pour moi.

    Les élèves n'ont pas non plus de textes de lecture personnel, "à eux" ; ce n'est pas ce qui me soucie le plus, puisqu'avec un manuel ou une série de livres, ça revient à peu près à la même chose, et en général les feuilles du lutin de lecture sont allégrement jetées par les familles en fin d'année.
    Ce qui ne me parait pas acceptable, me pose un réel problème c'est surtout qu'ils n'aient pas les textes à relire le soir.
    Un autre bémol, pas de possibilité de lire le texte en classe entière avec le texte sous les yeux.
    Ce qui limite quand même beaucoup la pratique, c'est un vrai choix d'organisation de la classe.
    C'est un peu moins pratique pour les élèves aussi de n'avoir que le texte projeté au tableau.

    Voici les solutions que j'envisage :
    - utiliser davantage les séries présentes dans l'école, et donc n'avoir que les exercices à photocopier.
    - du coup, investir dans de nouvelles séries de livres qui correspondent à ce qu'on souhaite lire en classe (par exemple les éditions Lire c'est Partir).
    - donner des activités ou exercices qui ne sont pas forcément à l'écrit mais manipulables.
    - donner des exercices non pas sur fiches, afin de limiter les photocopies, mais sur cahier.
    Tout ou en partie.

    Du point de vue pédagogique, sur les exercices :
    Je me questionne sur les exercices que l'on peut donner à l'écrit, c'est-à-dire sans les photocopier, par exemple à faire sur cahier, mais aussi d'autres genres d'exercices.
    Pour cela je me base en partie sur ce qui est proposé dans le manuel Mika CE1 que j'avais utilisé un an, puisqu'il était présent dans l'école.

    - Exercices pour recomposer des mots à partir : des syllabes, des graphèmes, des lettres (sac à lettre, nuages des syllabes...)
    Les élèves recopient le nuage / la bulle contenant les lettres, puis écrivent en-dessous le mot trouvé.

    - Exercices pour recomposer des phrases à partir des mots :
    Mots dans le désordre à replacer.
    Mots collés à séparer lorsqu'on recopie la phrase correcte. 

    -Vrai / faux, avec la phrase à recopier puis la réponse à écrire

    -Association de 2 parties, selon divers critères :
    *synonymes donnés à associer
    *mots de la même famille
    *mots qui ont un lien un animal et le verbe qui explique son cri
    *un fruit et l'arbre sur lequel il pousse
    *début et fin de la phrase
    *début et fin avec un lien de causalité (parce que, car, donc, alors...)

    - texte à compléter avec des mots manquants donnés.


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  • Hello hello,

    J'utilise depuis 2 ans maintenant la GENIALE méthode d'orthographe de Catherine Huby.
    L'Orthographe Graphémique, ou Ortho' Graph' pour les intimes...

    Je vous invite à aller TOUT lire sur le blog de Catherine Huby, afin d'y découvrir la méthode complète et originale avec toutes les explications pratiques et pédagogiques, tous les conseils.
    Et bien plus encore...
    C'est devenu un blog incontournable pour moi.
    --> Bienvenue chez les P'tits

    Je partage ici, non pas la méthode, mais des outils qui peuvent servir d'un point de vue pratique.
    Dans cet article, voici les devoirs du soir, donnés aux élèves.
    Ce sont des mots à épeler.
    Ils sont donnés par période (1 à 2 feuilles).
    Je fais surligner le numéro des devoirs de chaque jour, et écrire dans l'agenda "mots 1", "mots 2"

    Ces documents ont été réalisés avec des membres du groupe facebook
    "Réflexions autour des méthodes de Catherine Huby"
    en particulier Emma Bi et Ludivine Remondi qui a publié les devoirs sous format modifiable Word.

    Devoirs période 1 :

    Devoirs période 2 :

    Devoirs période 3 :

    Devoirs période 4 :

    Devoirs Période 5 : dernière page à imprimer pour 2 élèves (un A5, c'est-à-dire seulement la demie page pour les devoirs 121, 122, 123, 124)

     


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  • Mise à jour emploi du temps 2020-2021

    Petit bilan après cette 1ère période bien difficile :
    Je remanie l'emploi du temps, en gardant certaines choses et en modifiant d'autres car je n'arrive pas à tenir ou les faire rentrer dans le temps que j'avais prévu.

    Certains points hyper positifs !!!
    - je fais de l'anglais tous les jours, 10 à 15 minutes, les élèves adorent et moi aussi !
    Ils ont un bon niveau et ont appris plus de choses en 1 période par rapport aux années passées où je ne faisais quasiment pas anglais. On ne se contente pas d'apprendre du vocabulaire avec les flashcards, on apprend des questions réponses, des structures de phrases pour se présenter ou dialoguer.

    - la dictée tous les jours, en arrivant le matin, aucun moyen de la sauter, élèves impliqués avec les gestes (majuscule, lettres muettes, doubles consonnes, pluriel, point) !

    Certaines choses dues aux contraintes sanitaires :
    - perte de temps, on se lave les mains 4 fois par jour, ça prend du temps, les élèves arrivent de manière échelonnée le matin et après le repas.
    - impossibilité de faire les ateliers (surtout maintenant que la France est reconfinée pour la 2ème vague et le protocole sanitaire durci)

    Certaines choses qui ne fonctionnent pas :
    - durant les séances d'orthographe graphémique, une partie des élèves n'est pas impliquée (phase orale qui repose sur le collectif), élèves peu actifs, phase trop longue, les élèves ne maintiennent pas leur attention sur la durée. Même lorsqu'il s'agit de classer les mots sur leur ardoise, certains élèves ne sont pas autonomes et sont perdus.
    Je vais modifier cette phase, tenter de les rendre plus actifs en donnant un support écrit dans le cahier d'exercices : tableau de classement où les élèves doivent recopier les mots puis colorier les difficultés de chaque mot.

    - séances de maths qui sautent toujours !
    Phase d'explicitation des stratégies, échange à l'oral puis et entraînement sur ardoise très longues. Nous n'avons quasiment jamais le temps de passer à la phase écrite (fichiers BDG, fiche d'exercice ou exercice dans le cahier du jour)...
    Cette année j'ai un petit nombre d'élèves qui s'expriment souvent, montrent qu'ils ont bien compris, veulent beaucoup expliquer comment ils ont fait, etc... génial mais... très long à écouter !
    Je n'ai pas non plus envie de leur "balancer" une fiche à faire, comme ça, sortie de nulle part.
    Mais à un moment, je veux qu'ils soient tous actifs et impliqués dans la tâche, pas seulement les "bons" ou ceux qui suivent bien, et pas à attendre que les autres expliquent qu'ils ont tout compris.

    Une gestion de classe difficile :
    - certains élèves très volubiles, bons parleurs, bavards qui prennent toute la place en classe. C'est épuisant à gérer. Il est très difficile de faire diminuer leurs interventions nombreuses sans se fâcher et les "casser".
    Je pense que l'ambiance de classe n'est pas au top, entre ceux qui prennent toute la place en parlant à tord et à travers, et moi qui les reprend sans cesse, une maîtresse qui râle à longueur de journée c'est stressant.

    Je pense mettre en place un emploi du temps plus routinier pour que chacun sache ce qu'il doit faire à tel moment et développer un sentiment de sécurité et d'autonomie.

    De plus pour ne pas davantage perdre de temps, j'ai décidé de mettre les activités écrites et rassemblées sur le cahier du jour les unes à la suite des autres le matin.
    Puis des activités ritualisées elles aussi, sur des fiches qui sont toujours les mêmes (problèmes, exercices de tuilage).

    A ce propos, voici des petites remarques que je partage avec vous :

    1- J'utilise depuis plusieurs années maintenant les exercices quotidiens, ou "rituels" du site Bout de Gomme et de "l'école de crevette". Jusqu'à présent j'en donnais 1 ou 2 par jour et par matière, les élèves les découpaient et les collaient dans le cahier du jour.
    Cette année, j'ai décidé de les imprimer, les agrafer et les donner directement sous forme de livret pour des économie de colle, de papier (coller du papier sur du papier) donc de cahiers, mais surtout de TEMPS en classe.

    2- J'aimais beaucoup dans ces rituels le fait que ce sont des exercices, courts, rapides, répétitifs. Ils sont rapides en particulier car leur consigne est souvent d'entourer ou souligner, ou d'écrire une abréviation (F pour féminin, M pour masculin). 
    Cependant je pense aussi qu'il est important de faire copier les mots pour que les élèves en mémorisent l'orthographe. Je refais donc parfois les exercices à ma façon.

    (La même réflexion est valable pour pas mal d'activités de manipulation, où sous le prétexte qu'on veut que l'élève soit actif, finalement l'élève passe plus de temps à découper, bien sur la ligne ou pas d'ailleurs, jeter son petit tas de papiers, ramasser ceux qui sont par terre... Puis il doit encore les retourner, les ranger ou les positionner dans le bon sens sur sa table pour les lire... tout ça pour qu'au bout de 10 minutes, il arrive enfin à réfléchir au coeur de l'apprentissage, c'est à dire à "qu'est-ce qu'on doit faire maîtresse après ? quand on a fini de découper ?"
    Mais c'est une autre histoire...)

    J'ai donc modifié certains exercices proposés pour que les élèves copient les mots (bien sûr ça doit tout de même rester rapide, donc pas les consignes). J'ai repris les mots de la méthode d'Ortho. Graphémique ou d'autres qui sont facilement déchiffrables par des CE1 en début d'année.

    3- Enfin une petite remarque sur le terme "rituel", très utilisé.
    L'année dernière pendant le confinement, j'ai beaucoup utilisé les "rituels", les mêmes que nous faisions en classe.
    Cependant une maman a semblée inquiète du terme "rituel" que je donnais tous les jours dans l'emploi du temps. Depuis il me semble que le terme "rituel" peut sembler inapproprié à certains parents, du fait de la connotation religieuse qu'il peut avoir.
    De plus, en CE1 j'utilise beaucoup d'exercices très similaires, justement afin d'adopter une routine (non pas dans le sens négatif) et que les élèves soient rassurés. Ce qui fait que beaucoup d'exercices sont finalement appelés "rituels" : rituel du nombre du jour, rituel de maths, rituel de français...

    Je vais m'efforcer maintenant d'utiliser plutôt les termes : exercices quotidiens, de rebrassage, entraînement, ou encore tuilage.
    J'aime beaucoup ce principe de tuilage, qu'on rencontre par exemple chez Rémi Brissiaud (j'apprends les maths) ou Antoine Fetet (Cléo).
    Il signifie que pour mieux apprendre, mémoriser, enraciner un apprentissage, savoir faire, il est important non pas de voir une notion une seule fois, mais qu'il faut répéter cette rencontre avec la notion, s'entraîner plusieurs fois, et même revoir à de nombreuses reprises et de manière éloignée dans le temps.
    J'adhère totalement à cette vision.
    Le plus difficile est d'expliquer et de la rendre visible aux enfants ou aux parents qui ne comprennent pas toujours pourquoi on donne un exercice qu'on a déjà vu "il y a longtemps" et que "ça fait 6 fois qu'on fait le même", et qui pour eux, appartient au passé.

    Voici donc un nouvel essai de mon emploi du temps...
    Le créneau d'EPS va bien sûr changer de place, je fais athlétisme avec un intervenant, puis j'ai piscine à partir de décembre... mais l'idée reste la même, quand je vais en EPS, j'essaye de rattraper au mieux les matières qui étaient sur ce créneau.


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  • Tapuscrit avec texte un peu adapté (texte pris du blog de Teacher Charlotte).

     


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  • Bonjour,

    Aujourd'hui j'ai vu sur facebook une personne qui parlait des réglettes de "Maîtresse Gé" pour aider les élèves à ranger dans l'ordre alphabétique.
    Voir son blog (que je ne connaissais pas) ici.

    J'ai trouvé que c'était une super idée, seulement les lettres sont en majuscules d'imprimerie.
    Cela peut convenir à des CP mais je préfère un outil avec des lettres en caractères utilisés au quotidien dans les exercices, l'écriture scripte.
    J'en ai profité pour ajouter sur la ligne du dessous la correspondance en écriture cursive, afin d'aider les élèves dans la transcription lorsqu'ils écrivent dans leur cahier.



    Voici donc mes petites réglettes, à ma manière.


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  • Bonjour,
    Je suis encore en train de finaliser ma rentrée après avoir lu les 8 PPRE de mes élèves... c'est alarmant cette année encore. Des qui ne connaissent pas l'alphabet, le nom des lettres, ne font pas la combinatoire de syllabes simples en lecture ou en encodage.

    Je sais que je ne dois pas m'appuyer sur eux pour ma progression, et que je devrai sans doute proposer quelque chose de différent pour une partie d'entre eux, en classe et en APC.
    Mais bon, pour l'instant c'est leur rentrée en CE1 après 3 mois de confinement et 2 mois de vacances, je ne vais pas leur mettre la pression, je ne vais pas faire un groupe dès les premiers jours.

    L'année dernière, j'avais moins d'élèves qui partaient de très bas (non-lecteurs ne faisant pas de combinatoire) que l'année précédente, cependant j'en avais quand même.
    Pour ceux-là, le départ a été dur dur pendant les séances d'Orthographe Graphémique de Catherine Huby. Il aurait fallu repartir encore plus bas, pour eux.
    Et même s'ils ont beaucoup progressé lors des semaines suivantes de la P1 et P2, les deux-trois premières semaines de classe ont été rudes et ils étaient déjà perdus.
    En quoi étaient-ils perdus ? 
    Et bien parce que la méthode commence (logiquement) par la révision de l'alphabet, du concept de lettre, de la distinction des deux familles voyelles et consonnes, et qu'ils ne connaissaient pas toutes les lettres de l'alphabet. Je les entendais qui murmuraient du yaourt quand tous les autres récitaient l'alphabet à la cantonade, qui ne savaient pas répondre quand on pointait une lettre (en particulier les consonnes) et qu'il fallait dire son nom.

    Cette méthode (Orthographe Graphémique) est absolument adaptée pour des CE1 même avec un niveau hétérogène, et il convient aussi aux élèves en difficulté, qui progressent beaucoup.
    Cependant ces élèves n'ont absolument pas le niveau attendu en début de CE1, ni même celui attendu en début de CP pour la plupart des collègues.

    ***
    Voici ce que j'imagine pour les aider un peu à trouver leur compte et à apprendre ce qu'ils ne savent pas encore (bien que ça devrait déjà être le cas pour des élèves de CE1 d'un niveau moyen "standard").

    Lors de cette 1ère semaine de reprise, je pense échanger très légèrement les rituels à l'oral des séances 1 et 4 et je pense que ça ne changera pas la méthode en elle-même, à part : prendre un bon départ, ne pas perdre les élèves dès leur 1er jour de CE1, ne pas briser leur confiance et leur estime déjà fragile en leurs capacités scolaires et si je peux en raccrocher aux branches en leur apprenant, plutôt qu'en le montrant comme quelque chose qui devrait être maîtrisé...

    Je m'explique : lors de la révision de l'alphabet et du concept de lettres, je pense cibler d'abord les voyelles (une partie de la séance 4 à l'oral) faire chanter A-A-A, O-O-O, I-I-I avec le geste Borel Maisonny.
    J'ai en effet des élèves non-lecteurs qui ne connaissent pas toutes les lettres de l'alphabet, en particulier les consonnes (et même les voyelles pour certains enfants), et il me semble peu utile de leur faire copier tout l'alphabet le 1er jour, ainsi que réciter et pointer toutes les lettres, puisqu'ils ne le connaissent pas. 
    Même si on le fait pour la classe entière, ça ne leur permet pas d'apprendre le nom des lettres, donc même si on fait des révisions pendant 2 semaines, l'alphabet entier c'est trop pour eux.

    Alors que si on se concentre sur les voyelles, puis en ajoutant quelques consonnes pour commencer la combinatoire, dans cha cho chi chu / fa fo fi fu / va vo vi fu, je suppose que ça passera mieux, qu'ils mémoriseront mieux si elles sont revues séparément.
    C'est ce que fait la méthode Bien Lire et Aimer Lire, ainsi que le rituel "Ana et Nino CP" dont je m'inspire pour ré-expliquer la combinatoire. Et ce sont les mêmes consonnes revues dans le BM accéleré que je pense aussi utiliser.

    Ensuite on enchaînera sur l'encodage des mots transparents avec plusieurs consonnes "faciles" ; on ajoutera petit à petit les consonnes les plus courantes : m n l r 
    Je prévois que nous aurons 2-3 semaines environ, le temps de réviser toutes les voyelles, puis les consonnes longues et les plus courantes.

    Je ferai le travail sur l'alphabet légèrement plus tard, en semaine 2. 


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  • Pour cette année, peu de changements et quelques principes directeurs :

    *Plus de créneau d'anglais et de questionner le monde le lundi, car j'ai souvent pas mal de choses à préparer et photocopier ce jour, en plus des APC le midi. Je lance de nouvelles notions en orthographe, en production d'écrit, en maths, en lecture on a souvent aussi un nouveau texte.

    J'ai besoin de plus de temps pour préparer sérieusement des séances qui tiennent la route.
    Je ne trouve jamais le temps de faire mes photocopies en sciences, donc le lundi ça saute toujours.

    *Les créneaux de production d'écrit le lundi et le jeudi pour avoir le temps de les revoir le mardi et le vendredi.

    *Un créneau de lecture de 30 minutes tous les jours.

    * Un créneau d'ateliers le matin à l'arrivée pour faire manipuler en petit groupe sur différentes matières.

    * Un créneau inter-disciplines d'EPS et maths, de 10 minutes, pour lancer des activités mathématiques en "grandeur nature".


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  • En phase de préparation pour l'année prochaine.

    L'année à venir, je vais utiliser en Etude de la langue :
    - La méthode d'orthographe graphémique de Catherine Huby (son blog est une mine d'or --> Bienvenue chez les Ptits)
    - La méthode de grammaire et conjugaison "Du mot vers la phrase" de Catherine Huby.

    En EDL il reste donc le vocabulaire à caser, et je vous le dis tout de go, ce n'est pas ma partie préférée.

    Entendons-nous bien, j'adore expliquer du vocabulaire à mes élèves lors des lectures ou de tout exercice, au quotidien.
    Je fais le clown, je mime, je dessine (c'est la partie de ce métier que j'adore) et mes élèves font des petits commentaires (Wouhaaa han ! Tu dessines trop bien maîtresse ! Ouais, je sais han ! (bon en fait c'est moyen) parfois c'est plus de l'observation d'oeuvre d'art contemporaine, pleine de questionnements avec la main qui se caresse la barbichette, jusqu'à ce qu'ils reconnaissent "Ah c'est pas mal, quand même... mouais ça va on reconnaît attends..."

    Partant avec ces deux méthodes, certaines notions sont en lien avec celles qu'on voit en vocabulaire, j'essayerai donc de coller à leur programmation dans l'année.

    A noter : lors des premières semaines et des premières périodes, plusieurs notions viennent comme une évidence.
    Cependant il serait un peu présomptueux pour moi, vu ma rigueur, de penser que je vais pouvoir "abattre" oui carrément "abattre" 3 notions de vocabulaire si rapidement.
    En plus de ça, je ne trouve pas très pertinent de boucler une notion en 2 semaines, hop, basta et on passe à la suivante !
    Je pars du principe que j'utilise déjà dans ma classe, c'est à dire le tuilage :
    On commence une notion, qui sera continuée, entraînée, revue, réinvestie, rebrassée (comme les yaourts, brassés) plusieurs fois dans l'année.
    C'est pourquoi plusieurs "leçons" commencent sur les mêmes semaines. Elles ne sont pas abandonnées et finies pour autant.

    Voici donc sans plus tard, pour ne pas mettre à mal votre impatience grandissante (hum hum) :
    Tadaaa !  Une première idée de ma programmation :

    Période 1 : Séances découvertes en S1 S2

    * Ranger des mots dans l'ordre alphabétique - lien avec la révision de l'alphabet, les voyelles et les consonnes
    Situation découverte : 
    Les prénoms des maîtresses de l'école, écrits sur des grandes étiquettes.
    Pourquoi pas les prénoms des élèves ? car :
    1- Il y en a 25-26, ça fait beaucoup trop, alors sur 25 schtroumfs, pourquoi choisir untel et pas untel, hein ??? C'est pô juste !
    2- Ils sont indécodables pour des CE1 en début d'année !!!! Niaahahahaarck ! C'est vrai en plus...
    Puis entraînement :
    Cléo avec les animaux à ranger dans l'ordre sous forme de liste de haut en bas, avec la première lettre donnée et toutes les lettres.
    * D'abord des mots qui sont proches dans l'alphabet, du début, de la fin, du milieu (a b c f i) (r s t u v) (l m n o p) (i j k l m).
    * Puis pareil mais "Si il n'y a pas la lettre d'après, on saute à la suivante. On récite : a b c, s'il n'y a pas de D, on passe à E"
    * Puis idem mais avec des lettres plus éloignées dans l'alphabet, donc on saute beaucoup de lettres (a d m o s v) 
    * Puis idem mais en ligne.
    * Puis idem mais avec des mots qui commencent par la même lettre (je m'arrête là en CE1).

    On peut commencer à travailler la catégorisation en donnant des mots d'un même champ lexical, puis les faire ranger par ordre alphabétique.


    * La catégorisation - lien avec la nature des mots : les noms
    Découvertes :
    Dans ma trousse : http://www.dansmatrousse.com/mots-etiquettes-jeu-autonome-ce1-a104053324/
    La classe de Luccia : http://laclassedeluccia.eklablog.com/trier-des-mots-a120256302
    Le stylo de véro : http://le-stylo-de-vero.eklablog.com/trier-les-mots-par-categories-au-cp-a130734890

    Entraînement et jeu :
    Entraînements sur cahier avec des listes de mots (donner le mot étiquette, barre l'intrus...)
    https://www.recreatisse.com/2013/09/14/grammaire-les-noms-devine-mes-noms-cpce1/

    https://www.titline.fr/alecole/lexique-tri-de-mots-par-categories/
    On peut utiliser les mêmes étiquettes puis les faire ranger par ordre alphabétique.

    * Les familles de mots, construction de mots par dérivation - lien avec les lettres muettes
    Activité découverte dans la cour, à partir des mots de RSEEV
    Faire des familles (chat chaton chatte chatière - laver, laverie - terre, terrier, enterrer, enterrement - lait laitière laitier laiterie - chocolat chocolaterie chocolatier...)

    Puis tuilage, tuilage, tuilage en P1 P2 P3.


    Période 4 :
    *Le dictionnaire - chercher un mot dans le dictionnaire / l'article de dictionnaire
    *Les contraires (préfixes / suffixes)
    *Les synonymes

     


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  • Depuis 3 ans maintenant, je ne suis plus les programmations de manuels et méthodes type Réussir son entrée en grammaire ou en vocabulaire de Retz, que j'avais utilisés auparavant.

    J'écris chaque année ma propre programmation sur l'année, pour suivre l'ordre qui me paraît le plus cohérent avec les élèves.
    Il y a quelques années déjà, et avec un public plus aisé, une partie des élèves de CE1 ne parvenait pas à lire des phrases en début de CE1. C'est fâcheux, quand on commence une méthode par "la phrase" puis "les types de phrases" et encore "la forme négative et la forme affirmative".
    Premièrement, on perd nos élèves dès le début d'année, deuxièmement on leur donne une impression que dès les premières semaines ils ne sont pas au niveau attendu, qu'ils sont déjà à  la ramasse, on les démotive.
    Troisièmement, on se désespère (en tant qu'enseignant) en se disant "qu'est-ce que je vais faire avec ces élèves ?"

    Après plusieurs années où ça se reproduit, on se dit soit : "Le niveau des élèves a vraiment baissé" et c'est une fatalité, bla bla bla.
    Soit on se dit que non, on ne va pas se laisser avoir par des considérations pessimistes de ce genre.
    Qu'après tout, c'est nous les maîtresses ici, c'est notre rôle, c'est à nous de leur apprendre, c'est à nous de leur offrir ce qu'ils n'ont pas eu à la maison, ou tout simplement ce qu'ils ne savent pas parce que... ce sont des enfants ! Ils ont 7 ans et ils ont encore "le droit" de ne rien savoir et de tout apprendre.
    C'est à nous les prendre par la main et les guider sur le chemin de la connaissance, et que petit à petit ils vont progresser. Que nous sommes les adultes, nous sommes capables et qu'on va les amener où on veut.
    Eux, ce sont des enfants, et ce n'est certainement pas leur faute s'ils ont "un niveau qui a baissé". Ils sont comme des éponges et ils apprennent ce qu'on leur donne, donc autant leur donner beaucoup à apprendre.
    Et si, en fait, c'était nous les enseignants, qui devions revoir notre manière de leur enseigner ?
    Et si, en fait, c'était juste la méthode qui n'était pas adaptée ?

    Tout ça pour dire que j'ai vu qu'il était essentiel de revoir la progression que je suivais, quitte à laisser tomber la méthode clé en main, en particulier avec un nombre important de non-lecteurs ou apprentis-lecteurs. C'est le cas très souvent dans mon école, d'autant plus en CE1 (public REP, mais une des écoles isolées "non REP" parmi les 20 écoles de la ville environ).
    J'adopte une progression "des petits pas" comme le dit Catherine Huby, c'est à dire partir des unités les plus petites (les mots) et facilement déchiffrables par les élèves, puis les groupes de mots, pour aller doucement vers la phrase. 

    Cette année je vais suivre la méthode de Catherine Huby "Du mot vers la phrase" qui part de cette même idée :
    Commencer par étudier des mots, unités plus petites donc que les élèves peuvent mieux décoder.
    Etudier toutes les natures de mots rapidement
    (J'avoue que je suis encore un peu dubitative sur ce choix. Je suis comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois. Donc on verra à l'usage si étudier les 5 natures de mots principales vues au CE1 en 3 semaines, puis revues toute l'année, est en effet judicieux et efficace).


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  • Petites ou grandes réflexions sur les corrections.
    Comment apporter une correction efficace.

    Et sur la manière de faire participer, solliciter tous ses élèves. 
    Comment assurer l'égalité de tous dans la classe.

    L'horizon commence à s'éclaircir pour moi.

    Première réflexion :
    * Corriger le travail des élèves avec eux, en direct en classe, est plus utile pour eux, car ils voient leurs erreurs et se corrigent tout de suite. Ils ont un feed-back immédiat.
    * Corriger avec eux, c'est bien plus utile que de corriger leur cahier le soir, toute seule après le départ, car le lendemain matin, soyons honnête : on distribue les cahiers, ils regardent vite fait s'ils ont eu des traits et un "tb" ou "b".
    Et puis vite c'est déjà le moment d'écrire la date, il faut se dépêcher pour commencer le travail de ce nouveau jour. Donc notre correction, elle n'a servi à rien pour l'élève.

    Bien sûr cela est aussi un gain de temps de correction pour l'enseignant, mais de mon point de vue, c'est principalement bénéfique pour faire progresser les élèves. 

    Gérer la file d'attente :
    Pourtant, quand on veut corriger en classe, on doit donc gérer la correction des 25 élèves.
    Cela revient soit à gérer une file d'attente qui s'allonge, qui s'allonge, de 5, 6, 10, 12 élèves, qui papotent, qui papotent... on râle, on les renvoie à leur place, et ça recommence, bref c'est l'enfer.
    Ou bien si on limite à 3 élèves, on assiste à "la course". Dès que je finis de corriger un élève, les autres sont en train d'attendre qu'il s'en aille, pour se précipiter en courant à la file.

    Pour gérer la file d'attente :
    Sur les blogs ou sur Pinterest, on voit quelques systèmes :
    Dès qu'on a fini de corriger avec l'élève, on peut demander aux élèves de lever la main et on appelle un ou deux élèves.

    On peut mettre en place un système silencieux, où l'élève s'inscrit tout seul sur une file, un peu comme dans cette photo :D
    Méthode Antillaise pour faire la queue à la poste !


    Cette vidéo
     de Sobelle explique très bien cela. Elle explique également son fonctionnement de correction.

    Un exemple :
    Inscrire son étiquette-main sur le tableau chez L'école des Juliettes.
    http://ecoledesjuliettes.com/des-mains-pour/
    Comment gérer la file d'attente au bureau?
    Cette image vient du site L'école des Juliettes.
    Allez le consulter pour comprendre le fonctionnement !

    Un autre exemple :
    La file d'attente pour les corrections, chez Val10 :
    http://val10.eklablog.com/mon-systeme-pour-la-file-d-attente-a130634978
    File d'attente
    Image tirée du blog de Val10.
    C'est cette version que j'ai choisie dans la classe, n'ayant pas vraiment la place sur mon tableau aimanté pour afficher toutes ces étiquettes.
    Bientôt je mettrai la mienne !

    ***
    Toutefois, même si on gère l'attente des élèves, qui peuvent pendant ce temps vaquer à d'autres occupations et faire des activités en autonomie, se pose une autre question : celle de l'égalité.

    Quand on veut aider les élèves et corriger leur travail en direct en classe, avec eux, on prend en premier les élèves qui ont fini leur travail en premier. Ce sont donc toujours les plus rapides, souvent les meilleurs aussi, qui sont corrigés tout de suite, parfois plusieurs fois car ils ont le temps de retourner se corriger et de revenir montrer une fois qu'ils l'ont fait. Ils bénéficient donc de l'aide de l'enseignant, au détriment des "moyens", des plus lents, et des élèves en difficulté.


    Bien que je consacre, la grande majorité du temps, un long moment aux élèves en difficulté, pour faire avec eux le début de l'exercice, il faut avouer qu'ils bénéficient rarement de la correction de leur travail en direct, et d'un retour sur leur production "tout seul". Pourtant ce sont bien ces élèves qui en ont le plus besoin, et dans un esprit d'équité, on devrait "donner plus, à ceux qui en ont le moins".

    Le pire, c'est peut-être pour ces élèves discrets, ceux qui travaillent assez bien ou ceux qui travaillent moyennement, ceux qui écrivent lentement, bref ceux qui n'ont ni terminé dans les premiers, ni bénéficié d'une aide personnalisée parce qu'ils ne sont pas les plus en difficulté.
    Ceux-là, malheureusement, force est de constater qu'ils passent un peu entre les mailles du filets, ils passent à la trappe et sont corrigés toujours en différé. Ces derniers cahiers qui nous restent le soir.
    Franchement, quand je l'écris, je suis triste de faire ce constat, mais il faut bien être honnête.

    ***
    La question de l'égalité se pose aussi pour la participation orale et les élèves "interrogés".
    En effet, lors des temps à l'oral, certains enfants prennent facilement la parole, parfois aimeraient bien la monopoliser. Certains aiment bien participer mais laissent volontiers la place à ceux qui sont plus dynamiques, Certains aiment s'exprimer largement, exposer leurs idées géniales, mirobolantes et leur pensée flamboyante, en prenant leur temps, en revanche les camarades peuvent vite être lassés et noyés par ce flot d'imagination. D'autres encore sont lents à s'exprimer, perdent leurs mots ou leurs idées.
    Quelques élèves en revanche aimeraient s'effacer et ne jamais être interrogés, parfois on se dit qu'il vaut mieux attendre qu'ils lèvent la main d'eux-mêmes, et parfois on peut attendre longtemps.

    Malheureusement, nous les maîtres et maîtresses, avons tendance à interroger souvent les mêmes élèves, sans nous en rendre compte.
    Même si on n'a pas un chouchou, mais beaucoup d'élèves pertinents, dynamiques, moteurs de la classe qui font toujours avancer vers d'autres horizons, des pitchounes, choupets et choupettes, choupinets et roudoudous, et encore des qui dorment, qu'on doit réveiller, qu'on doit s'efforcer de ne laisser sur le chemin, et des qui sont timides et presque transparents, qu'on ne doit pas oublier, qu'on adore interroger dans nos classes (pas forcément les meilleurs élèves d'ailleurs).
    D'ailleurs il a été montré que les maîtres et maîtresses donnaient plus souvent la parole aux garçons qu'aux filles, sans que ce soit conscient non plus.

    Pour déjouer ça, il faut bien quelques astuces.
    Pour y remédier et y réfléchir :

    * De nombreux articles de Catherine Huby insistent sur les "tours" des élèves interrogés.
    En particulier ses articles sur la lecture et la lecture à voix haute.
    Mais aussi celui sur la correction par rotation, que je ne saurais trop vous conseiller pour changer de regard.

    * Suite à cet article chez Graines de Livres et avec le recul sur ma pratique cette année, j'ai imaginé une modalité de production d'écrit avec aide coopérative.
    Dans cette manière de faire, je m'occupe seulement d'un groupe par séance, les autres sont en autonomie. Toutefois contrairement à ce que je faisais, c'est à dire prendre toujours le même groupe de besoin, je fais tourner les groupes de manière à voir plus d'élèves. Dans l'idéal voir tous les élèves sur la semaine ou sur 2 semaines.
    J'en parlerai dans un autre article.
    J'ai essayé cette modalité cette année et surtout au retour en classe après le confinement.
    C'est à affiner, mais les élèves ont bien accroché et, malgré la possibilité de coopérer, ils ne s'en sont pas pour autant donnés à coeur joie pour bavarder ou demander de l'aide à tout-va à leur groupe.

    Le choix des groupes d'élèves est à mon avis très important et à revoir.
    Lors de la production d'écrit, j'essayerai cette année de me contraindre à corriger 2 groupes sur chaque temps.

    Une autre piste matérielles :
    Les bâtons (abaisse-langue ou bâtonnets de glace, pour les amateurs, moi je ne mange pas d'esquimau !)
    Chez L'école des Juliettes par exemple
    http://ecoledesjuliettes.eklablog.com/a-chacun-son-tour-a115349646
    A chacun sou tour

    Ou une super idée et une réalisation rapide, encore chez Val10 :
    http://val10.eklablog.com/etiquettes-equitables-c26374764 

    Dans sa version, il y a des étiquettes à piocher pour plusieurs matières, ce qui est pratique par exemple en lecture à voix haute, ou en débat philo, si on veut continuer le lendemain ou la semaine suivante.

    Etiquettes équitables
    Image tirée du blog de Val10.
    J'ai repris sa trame pour faire mes étiquettes, allez y faire un tour !!!


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