• Voici venu l'hiver, et les temps froids qui vont avec lui...

    J'ai décidé cette période de partir sur l'étude du Roman de Renart qui m'est devenu familier car j'adoooore l'étudier avec mes élèves.
    J'ai trouvé les textes dans des anciens manuels de CE1 : Mika et l'Oiseau bleu (encore plus ancien).
    Ces manuels ne sont plus édités, c'est pourquoi je me permets de publier ici mon travail qui reprend les textes.

    Dans ces textes, le nom propre Renart (prénom qui est aujourd'hui inusité) est volontairement orthographié avec un -d, d'une part car c'était le choix fait dans ces 2 manuels et pour des raisons pratiques, je ne vais pas tout retaper ; deuxièmement pour que les élèves d'aujourd'hui mémorisent la bonne orthographe du mot, qui est aujourd'hui devenu un nom commun.

    Voici les textes tirés de l'Oiseau bleu CE1. Ma collègue et moi avons fait quelques modifications.
    6 textes (3 épisodes) sont tirés du manuel Mika, je ne les ai pas retapés.



    Avec ma collègues nous avons adapté les textes en coupant en syllabes (en 3 couleurs) et en grisant les lettres muettes, pour les élèves en difficulté.

    Les voici (je les mets en ligne pour les projeter sur mon TNI et travailler dessus en classe).


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  • Au CE1, les élèves découvrent la vie des animaux.

    Ma première séquence est consacrée à l'étude de l'alimentation des animaux.
    La découverte se fait grâce aux documents trouvés sur internet sur les dents des animaux, sur le blog d'Orphée.
    On en discute et on fait le lien avec les différentes choses qu'ils mangent.

    Ensuite j'ai utilisé mon livre RETZ et les fiches fournies pour programmer ma séquence, ainsi que des documents dénichés sur internet (Orphée, Charivari, Lutin Bazar,...).

    Après avoir abordé les 3 grands régimes alimentaires "carnivore, végétarien et omnivore", on peut distinguer des spécificités.
    Comme des régimes particuliers : granivores, herbivores, frugivores.
    Des techniques utilisées pour se nourrir : technique de chasse (toile de l'araignée, vision nocturne du hibou, vision de loin des rapaces, technique de chasse des félins, des poissons tels le martin-pêcheur etc...) ou des différents outils comme les formes des becs d'oiseaux...

    Ensuite c'est l'occasion de voir les chaînes alimentaires dans différents milieux et les différents maillons qui les constituent. On en tire les invariants : début de la chaîne par un végétal ("puisque lui il ne manque personne") et fin par un prédateur ("le plus fort, car lui personne ne peut le manger")
    Voici le document que j'ai remis en page pour cette séance :

    Télécharger « chaines alimentaires doc élèves.pdf »

    Voici donc mon évaluation de fin de séquence sur ce thème.

    J'ai utilisé de nombreux documents tirés des blogs, en particulier celui d'Orphée-cycle 2, toujours très fourni.


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  • Suite à une formation sur le lire-écrire en CP CE1 par mon ancienne tutrice Laure Dappe, et à la lecture attentive des articles du blog "Bienvenue chez les P'tits" de Catherine Huby, je réfléchis sérieusement à améliorer mon organisation en révision du code-lecture-encodage.

    * 1ère idée qui émerge :
    Tenir compte de la fréquence des graphèmes dans la langue française. Je vous renvoie à cet article très intéressant.
    https://moncerveaualecole.com/principe-de-progression-rationnelle/

    Les lettres les plus fréquentes sont E, S, A, N, T, I, R, U, L, O, C.

    Seulement cela ne prend pas en compte les graphies complexes ou les accents.
    Par exemple le A dans AU ou dans AN. Le e --> e é è ei en ?

    Tenir compte également de la facilité à entendre / manipuler les sons correspondants, pour des enfants.
    On sait que les consonnes longues comme CH S F V J, vont être plus faciles à entendre et à prononcer (car on peut les prolonger) ce qui va permettre d'expliciter la fusion syllabique, la combinatoire entre une consonne et une voyelle.

    *2ème idée :
    Associer la progression en code et celle d'orthographe.
    Cette idée est nouvelle pour moi, ou plutôt j'ai changé de point de vue.

    Je vous explique :
    Quand j'ai commencé à enseigner, j'ai fait 2 ans de suite du CE1. Mais je n'y connaissais rien.
    J'ai découvert sur les blogs et groupes facebook qu'en CE1 on faisait en général :
    - de la phonologie (manipulation des sons), la révision des sons et des graphies associées et de l'entrainement à la lecture 
    - de l'orthographe à partir de dictées :
    de l'orthographe lexicale = apprentissage de mots, de l'orthographe grammaticale = accords dans les dictées. 

    Voulant une méthode clé en main, j'ai pris "j'entends je vois j'écris".
    Ce livre a une entrée par le son (c'est ce qui change tout).
    Pour un même son, on mène des activités de phonologie, révision de toutes les graphies d'un son, entrainement à la lecture, apprentissage des mots (un même son différentes graphies mélangées). 

    Ayant eu des élèves non lecteurs par la suite, dans diverses classes de CE1 CE2 ou CM1, j'ai peu à peu découvert des choses sur l'apprentissage de la lecture.
    Cette année en particulier, le blog cité ci-dessus ainsi que le petit "livret orange" du ministre, m'ont beaucoup apporté.
    J'ai de plus en plus compris l'importance de l'entrée par le graphème, et non par le son.

    J'ai compris l'importance de partir des graphèmes, d'abord en lecture, car elles seules permettent de lire et écrire (et non les sons qui restent dans le domaine de l'oral).
    Puis ne pas mettre trop de contenu d'un coup, ne pas tout mélanger.
    Faire la méthode des "petits pas". Découper l'apprentissage en étapes, plus petites, mais de manière plus régulière.
    Avancer, gravir une petite marche à chaque fois, mais à un rythme rapide.

    En orthographe, l'importance de les étudier séparément, une à une, pour éviter les confusions.
    Et encore mieux pour améliorer la mémorisation de l'orthographe des mots. Offrir une catégorisation, et faciliter ainsi la mémorisation des mots par leur ressemblances (les mots en eau... les mots en -ette... les mots en -er...)

    L'importance de ne pas laisser les enfants écrire "comme ils entendent" un son où plusieurs graphies sont possibles, mais de leur donner des outils pour "écrire juste" tout de suite.
    L'importance de donner des stratégies aux enfants pour choisir la bonne graphie quand ils écrivent un mot inconnu.
    Ou encore, simplement, leur faire lire, utiliser, rencontrer, côtoyer les mots, pour les mettre en mémoire.


    Je vais tenter de vous expliquer par un exemple, ce qui fait une grande différence.
    * Première méthode, apprendre des mots avec le son (o), mais avec des graphies mélangées : jaune domino loto moto bateau oiseau escargot chaud 
    * Deuxième méthode, apprendre des mots seulement avec une graphie.
    La graphie -eau : château bateau cadeau gâteau.
    On ajoute à cela la règle d'orthographe : les mots en -EAU prennent un X au pluriel.

    La graphie -au : bien sûr, on apprend des mots comme jaune chaud...
    Mais on ajoute une régularité de la langue française, on donne du sens à cette graphie.
    On fait le lien avec le singulier en -AL : cheval --> chevaux, journal --> journaux, bocaux...
    On ajoute à cela la règle d'orthographe : les mots en -AL se transforment en -AUX au pluriel.

    Je travaille donc à une nouvelle programmation, pour la suite du CE1 de cette année, et celui de l'année prochaine (peut-être).


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  • Bonjour,

    Suite à une demande, je vous propose mes deux documents modifiables de marges d'écriture.
    Pour que ça soit parfait, je transforme mes documents en PDF quand je veux les imprimer.

    Cela serait vraiment sympa que les personnes qui utilisent ma trame modifiable m'envoient ensuite leur document, que je pourrais publier.
    Si on peut travailler ensemble et bénéficier du travail de chacun, c'est chouette.

    Le premier document est en séyès 2 mm.

    marges seyes c a o.docx

    Le deuxième document correspond au séyès 2,5 mm (imprimer à 101 %).

    marges des minuscules ce1.docx


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  • Je vous livre aujourd'hui en vrac quelques réflexions sur la lecture, en partie tirées des difficultés que j'ai rencontrées en classe avec mes élèves actuels.

    La lecture... Tout un poème, tout un monde !

    Je voudrais en particulier parler de mes élèves "apprentis lecteurs".
    Dans cette catégorie, je range les élèves qui ont compris le principe du code alphabétique, la combinatoire, mais qui n'ont pas automatisé la lecture.
    - Ils n'ont pas automatisé les sons complexes.
    - Ils n'ont pas mémorisé beaucoup de mots courants en lecture directe (globale).
    Ils ont donc recours au décodage pour presque tous les mots, à part plusieurs mots outils : le la les un une des elle il c'est...

    Aux évaluations nationales de cette année, sur le texte "Monsieur Petit", ce sont des élèves qui lisent moins de 15 mots par minute.
    Ce sont des élèves en difficulté, mais qui ont quand même compris le principe de la lecture et lisent quand même des syllabes sans trop de difficulté, des mots, des phrases.
    J'en ai 7 dans cette catégorie.
    Il faut savoir que dans ma classe, j'ai également 6 élèves qui lisent moins de 8 mots par minute, et butent sur des syllabes.


    Mes "apprentis lecteurs" sont aussi ceux qui ont le plus besoin d'entrainement.
    Ils doivent passer du stade de décodeurs à celui de lecteur (lecture assez fluide pour permettre de comprendre ce qu'on lit).
    Ils doivent automatiser la lecture. On doit travailler le décodage des sons complexes, des syllabes plus difficile (3, 4, 5 lettres) du type CVC ou CCV. Ils doivent intégrer les différentes valeurs des lettres selon le contexte (g, c,, valeurs du e...). Tout ça afin de parvenir petit à petit à une mémorisation de mots courants et à leur reconnaissance directe.

    Les sons en couleurs
    La 1ère idée que j'ai eue, pour travailler les sons complexes, a été de faire colorier les sons complexes en couleur.
    Je l'avais vu dans une classe de CE1 en observation. Si vous ne savez pas ce que c'est, je vous invite à aller chercher sur internet, c'est très bien expliqué.
    Je l'ai vite mis en place dans ma classe, mes élèves sont bien rentrés dans cette activité et ils ont bien compris le principe.

    Toutefois après 2 mois de classe, je me suis rendue compte que la manière dont j'avais mené cette activité était peu efficace.
    Je vous explique en quoi mes choix n'étaient pas judicieux :
    Afin de faciliter la recherche des sons complexes, je leur ai conseillé de prendre UNE couleur et de se focaliser sur un son.
    Par exemple prendre le crayon rouge et colorier tous les OU. Puis on change, on prend le marron et on colorie tous les ON.
    Seulement voilà les écueils de ce procédé :
    - premièrement, cela ne permet pas de distinguer les lettres O + N qui font le son ON, et ceux qui ne font pas le son ON.
    Exemple : Bon ou Bonne, là O et N ne font pas ON. Vendre ou Venir (VE et NIR) là E et N ne font pas EN. 
    C'est seulement en lisant le mot, et en voyant le contexte des lettres O et N qu'on va comprendre si les lettres font le son ON, ou pas.
    D'ailleurs nous avons eu une formation sur la lecture et cela m'a permis de bien éclaircir ces règles, que l'on ne m'a JAMAIS apprises lors de ma formation, sur la manière de lier ou pas les lettres. Je suis donc maintenant un peu plus au clair et je peux donc être plus explicite dans ce que je vais enseigner à mes élèves.

    - deuxièmement, quand l'élève a colorié tous les sons, déjà ça lui a pris 10-15 minutes, il n'a pas lu UNE SEULE fois !
    Donc il passe 15 minutes à colorier. Pas à lire. Finalement les élèves ne sont pas en train de travailler leur lecture des sons complexes. Ils ne disent pas "O et U ça fait OU" mais plutôt "O et U en rouge". Le son est un peu vite mis de côté.
    Oui, c'est censé préparer sa lecture, l'aider à lire, bref lui simplifier la vie. Mais justement c'est là que je ne suis plus convaincue.

    Quand il s'agit de vraiment se mettre à lire, on revient au début du texte, et c'est seulement là qu'ils commencent à LIRE de manière linéaire : on commence du début, on décode, on prononce les mots pour comprendre ce qu'ils veulent dire, on comprend la phrase.
    Et c'est là, quand ils commencent à lire, que PAF ils tombent sur un de ces fameux sons coloriés !
    Là les élèves cherchent "quel son ça fait ?". Alors ils se réfèrent au code couleur. Ils lèvent la tête vers le tableau, l'affiche ou sur leur sous-main, quel son correspond à la couleur. Tout le travail qu'ils ont fait auparavant (colorier) ne leur sert pas à grand chose, puisqu'il le refont à ce moment, quand ils lèvent la tête et cherchent sur leur sous-main les lettres et le son correspondant.

    Dorénavant, je vais donc procéder différemment. Je vais leur proposer de commencer à lire directement le texte, en partant du début. Et de colorier les sons quand ils les rencontrent.
    Ils feront donc la même gymnastique intellectuelle, de chercher les sons complexes, en s'aidant des couleurs, mais sans différer la tâche, au moment où ils en ont besoin pour déchiffrer le mot.
    J'espère que cela fonctionnera mieux.


    Déroulé de la séance de lecture
    Autre point auquel j'ai réfléchi, la façon dont je procède pour la lecture à voix haute.
    Pour l'instant je leur donnais le texte, je leur demandais de colorier les sons, et enfin de lire le texte en autonomie.
    Puis je les faisais lire à voix haute, l'un après l'autre (1 phrase chacun) en espérant que cette lecture d'UNE phrase les faisait progresser.
    Mais lors des dernières séances, ça ne s'est pas très bien déroulé.

    Pour la 1ère partie, quand ils colorient puis lisent seul en autonomie, mes élèves se dispersent vite. Ils me disent au bout de 5 minutes "Maîtresse on fait quoi quand on a fini ?" et ils me répondent que "oui oui oui, ils ont fini de lire tout le texte..." vu leur niveau en lecture à voix haute, quand ils lisent avec moi, je doute.
    J'ai bien vu que c'est peu efficace. Certains sont peu actifs, rêvassent, taillent leur crayons de couleur, se découragent.
    Donc lire en autonomie... c'est moyen efficace pour eux.

    Ensuite, quand ils lisent à voix haute devant toute la classe, la lecture est coûteuse, elle est hâchée et très lente, quand ils ont enfin déchiffré 4 mots, ils ne se souviennent plus du début de la phrase et du sens. La séance est donc trèèèèèèèèès longue (et j'aurai pu rajouter des èèè).
    Chaque élève ne lit qu'UNE ou DEUX phrases. Ca ne permet pas vraiment de progresser.
    Pendant ce temps, les autres (qui sont censés suivre avec leur doigt)... ne suivent pas tout du long (ou les élèves exceptionnellement scolaire). Et c'est bien normal ! Bref, ils s'emme*dent... s'ennuient.
    Et quand j'interroge le suivant, ils mettent 2 minutes à chercher le mot sur lequel on s'est arrêté... et comme ils lisent mal, ils mettent beaucoup de temps à trouver "on est à la cinquième ligne : Elle".

    Donc mardi, je vais changer ma façon de faire :

    - d'abord pour faciliter le temps d'autonomie, ils travailleront le texte à 2 (j'espère que cela les motivera et les obligera à travailler)
    - puis j'ai décidé de changer un peu de méthode pour faire lire ces élèves à voix haute et de les faire lire avec moi.
    J'ai commencé vendredi à faire passer 2 élèves à mon bureau, donc la fois suivante je prendrai 2 autres élèves.


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