• En phase de préparation pour l'année prochaine.

    L'année à venir, je vais utiliser en Etude de la langue :
    - La méthode d'orthographe graphémique de Catherine Huby (son blog est une mine d'or --> Bienvenue chez les Ptits)
    - La méthode de grammaire et conjugaison "Du mot vers la phrase" de Catherine Huby.

    En EDL il reste donc le vocabulaire à caser, et je vous le dis tout de go, ce n'est pas ma partie préférée.

    Entendons-nous bien, j'adore expliquer du vocabulaire à mes élèves lors des lectures ou de tout exercice, au quotidien.
    Je fais le clown, je mime, je dessine (c'est la partie de ce métier que j'adore) et mes élèves font des petits commentaires (Wouhaaa han ! Tu dessines trop bien maîtresse ! Ouais, je sais han ! (bon en fait c'est moyen) parfois c'est plus de l'observation d'oeuvre d'art contemporaine, pleine de questionnements avec la main qui se caresse la barbichette, jusqu'à ce qu'ils reconnaissent "Ah c'est pas mal, quand même... mouais ça va on reconnaît attends..."

    Partant avec ces deux méthodes, certaines notions sont en lien avec celles qu'on voit en vocabulaire, j'essayerai donc de coller à leur programmation dans l'année.

    A noter : lors des premières semaines et des premières périodes, plusieurs notions viennent comme une évidence.
    Cependant il serait un peu présomptueux pour moi, vu ma rigueur, de penser que je vais pouvoir "abattre" oui carrément "abattre" 3 notions de vocabulaire si rapidement.
    En plus de ça, je ne trouve pas très pertinent de boucler une notion en 2 semaines, hop, basta et on passe à la suivante !
    Je pars du principe que j'utilise déjà dans ma classe, c'est à dire le tuilage :
    On commence une notion, qui sera continuée, entraînée, revue, réinvestie, rebrassée (comme les yaourts, brassés) plusieurs fois dans l'année.
    C'est pourquoi plusieurs "leçons" commencent sur les mêmes semaines. Elles ne sont pas abandonnées et finies pour autant.

    Voici donc sans plus tard, pour ne pas mettre à mal votre impatience grandissante (hum hum) :
    Tadaaa !  Une première idée de ma programmation :

    Période 1 : Séances découvertes en S1 S2

    * Ranger des mots dans l'ordre alphabétique - lien avec la révision de l'alphabet, les voyelles et les consonnes
    Situation découverte : 
    Les prénoms des maîtresses de l'école, écrits sur des grandes étiquettes.
    Pourquoi pas les prénoms des élèves ? car :
    1- Il y en a 25-26, ça fait beaucoup trop, alors sur 25 schtroumfs, pourquoi choisir untel et pas untel, hein ??? C'est pô juste !
    2- Ils sont indécodables pour des CE1 en début d'année !!!! Niaahahahaarck ! C'est vrai en plus...
    Puis entraînement :
    Cléo avec les animaux à ranger dans l'ordre sous forme de liste de haut en bas, avec la première lettre donnée et toutes les lettres.
    * D'abord des mots qui sont proches dans l'alphabet, du début, de la fin, du milieu (a b c f i) (r s t u v) (l m n o p) (i j k l m).
    * Puis pareil mais "Si il n'y a pas la lettre d'après, on saute à la suivante. On récite : a b c, s'il n'y a pas de D, on passe à E"
    * Puis idem mais avec des lettres plus éloignées dans l'alphabet, donc on saute beaucoup de lettres (a d m o s v) 
    * Puis idem mais en ligne.
    * Puis idem mais avec des mots qui commencent par la même lettre (je m'arrête là en CE1).

    On peut commencer à travailler la catégorisation en donnant des mots d'un même champ lexical, puis les faire ranger par ordre alphabétique.


    * La catégorisation - lien avec la nature des mots : les noms
    Découvertes :
    Dans ma trousse : http://www.dansmatrousse.com/mots-etiquettes-jeu-autonome-ce1-a104053324/
    La classe de Luccia : http://laclassedeluccia.eklablog.com/trier-des-mots-a120256302
    Le stylo de véro : http://le-stylo-de-vero.eklablog.com/trier-les-mots-par-categories-au-cp-a130734890

    Entraînement et jeu :
    Entraînements sur cahier avec des listes de mots (donner le mot étiquette, barre l'intrus...)
    https://www.recreatisse.com/2013/09/14/grammaire-les-noms-devine-mes-noms-cpce1/

    https://www.titline.fr/alecole/lexique-tri-de-mots-par-categories/
    On peut utiliser les mêmes étiquettes puis les faire ranger par ordre alphabétique.

    * Les familles de mots, construction de mots par dérivation - lien avec les lettres muettes
    Activité découverte dans la cour, à partir des mots de RSEEV
    Faire des familles (chat chaton chatte chatière - laver, laverie - terre, terrier, enterrer, enterrement - lait laitière laitier laiterie - chocolat chocolaterie chocolatier...)

    Puis tuilage, tuilage, tuilage en P1 P2 P3.


    Période 4 :
    *Le dictionnaire - chercher un mot dans le dictionnaire / l'article de dictionnaire
    *Les contraires (préfixes / suffixes)
    *Les synonymes

     


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  • Depuis 3 ans maintenant, je ne suis plus les programmations de manuels et méthodes type Réussir son entrée en grammaire ou en vocabulaire de Retz, que j'avais utilisés auparavant.

    J'écris chaque année ma propre programmation sur l'année, pour suivre l'ordre qui me paraît le plus cohérent avec les élèves.
    Il y a quelques années déjà, et avec un public plus aisé, une partie des élèves de CE1 ne parvenait pas à lire des phrases en début de CE1. C'est fâcheux, quand on commence une méthode par "la phrase" puis "les types de phrases" et encore "la forme négative et la forme affirmative".
    Premièrement, on perd nos élèves dès le début d'année, deuxièmement on leur donne une impression que dès les premières semaines ils ne sont pas au niveau attendu, qu'ils sont déjà à  la ramasse, on les démotive.
    Troisièmement, on se désespère (en tant qu'enseignant) en se disant "qu'est-ce que je vais faire avec ces élèves ?"

    Après plusieurs années où ça se reproduit, on se dit soit : "Le niveau des élèves a vraiment baissé" et c'est une fatalité, bla bla bla.
    Soit on se dit que non, on ne va pas se laisser avoir par des considérations pessimistes de ce genre.
    Qu'après tout, c'est nous les maîtresses ici, c'est notre rôle, c'est à nous de leur apprendre, c'est à nous de leur offrir ce qu'ils n'ont pas eu à la maison, ou tout simplement ce qu'ils ne savent pas parce que... ce sont des enfants ! Ils ont 7 ans et ils ont encore "le droit" de ne rien savoir et de tout apprendre.
    C'est à nous les prendre par la main et les guider sur le chemin de la connaissance, et que petit à petit ils vont progresser. Que nous sommes les adultes, nous sommes capables et qu'on va les amener où on veut.
    Eux, ce sont des enfants, et ce n'est certainement pas leur faute s'ils ont "un niveau qui a baissé". Ils sont comme des éponges et ils apprennent ce qu'on leur donne, donc autant leur donner beaucoup à apprendre.
    Et si, en fait, c'était nous les enseignants, qui devions revoir notre manière de leur enseigner ?
    Et si, en fait, c'était juste la méthode qui n'était pas adaptée ?

    Tout ça pour dire que j'ai vu qu'il était essentiel de revoir la progression que je suivais, quitte à laisser tomber la méthode clé en main, en particulier avec un nombre important de non-lecteurs ou apprentis-lecteurs. C'est le cas très souvent dans mon école, d'autant plus en CE1 (public REP, mais une des écoles isolées "non REP" parmi les 20 écoles de la ville environ).
    J'adopte une progression "des petits pas" comme le dit Catherine Huby, c'est à dire partir des unités les plus petites (les mots) et facilement déchiffrables par les élèves, puis les groupes de mots, pour aller doucement vers la phrase. 

    Cette année je vais suivre la méthode de Catherine Huby "Du mot vers la phrase" qui part de cette même idée :
    Commencer par étudier des mots, unités plus petites donc que les élèves peuvent mieux décoder.
    Etudier toutes les natures de mots rapidement
    (J'avoue que je suis encore un peu dubitative sur ce choix. Je suis comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois. Donc on verra à l'usage si étudier les 5 natures de mots principales vues au CE1 en 3 semaines, puis revues toute l'année, est en effet judicieux et efficace).


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  • Petites ou grandes réflexions sur les corrections.
    Comment apporter une correction efficace.

    Et sur la manière de faire participer, solliciter tous ses élèves. 
    Comment assurer l'égalité de tous dans la classe.

    L'horizon commence à s'éclaircir pour moi.

    Première réflexion :
    * Corriger le travail des élèves avec eux, en direct en classe, est plus utile pour eux, car ils voient leurs erreurs et se corrigent tout de suite. Ils ont un feed-back immédiat.
    * Corriger avec eux, c'est bien plus utile que de corriger leur cahier le soir, toute seule après le départ, car le lendemain matin, soyons honnête : on distribue les cahiers, ils regardent vite fait s'ils ont eu des traits et un "tb" ou "b".
    Et puis vite c'est déjà le moment d'écrire la date, il faut se dépêcher pour commencer le travail de ce nouveau jour. Donc notre correction, elle n'a servi à rien pour l'élève.

    Bien sûr cela est aussi un gain de temps de correction pour l'enseignant, mais de mon point de vue, c'est principalement bénéfique pour faire progresser les élèves. 

    Gérer la file d'attente :
    Pourtant, quand on veut corriger en classe, on doit donc gérer la correction des 25 élèves.
    Cela revient soit à gérer une file d'attente qui s'allonge, qui s'allonge, de 5, 6, 10, 12 élèves, qui papotent, qui papotent... on râle, on les renvoie à leur place, et ça recommence, bref c'est l'enfer.
    Ou bien si on limite à 3 élèves, on assiste à "la course". Dès que je finis de corriger un élève, les autres sont en train d'attendre qu'il s'en aille, pour se précipiter en courant à la file.

    Pour gérer la file d'attente :
    Sur les blogs ou sur Pinterest, on voit quelques systèmes :
    Dès qu'on a fini de corriger avec l'élève, on peut demander aux élèves de lever la main et on appelle un ou deux élèves.

    On peut mettre en place un système silencieux, où l'élève s'inscrit tout seul sur une file, un peu comme dans cette photo :D
    Méthode Antillaise pour faire la queue à la poste !


    Cette vidéo
     de Sobelle explique très bien cela. Elle explique également son fonctionnement de correction.

    Un exemple :
    Inscrire son étiquette-main sur le tableau chez L'école des Juliettes.
    http://ecoledesjuliettes.com/des-mains-pour/
    Comment gérer la file d'attente au bureau?
    Cette image vient du site L'école des Juliettes.
    Allez le consulter pour comprendre le fonctionnement !

    Un autre exemple :
    La file d'attente pour les corrections, chez Val10 :
    http://val10.eklablog.com/mon-systeme-pour-la-file-d-attente-a130634978
    File d'attente
    Image tirée du blog de Val10.
    C'est cette version que j'ai choisie dans la classe, n'ayant pas vraiment la place sur mon tableau aimanté pour afficher toutes ces étiquettes.
    Bientôt je mettrai la mienne !

    ***
    Toutefois, même si on gère l'attente des élèves, qui peuvent pendant ce temps vaquer à d'autres occupations et faire des activités en autonomie, se pose une autre question : celle de l'égalité.

    Quand on veut aider les élèves et corriger leur travail en direct en classe, avec eux, on prend en premier les élèves qui ont fini leur travail en premier. Ce sont donc toujours les plus rapides, souvent les meilleurs aussi, qui sont corrigés tout de suite, parfois plusieurs fois car ils ont le temps de retourner se corriger et de revenir montrer une fois qu'ils l'ont fait. Ils bénéficient donc de l'aide de l'enseignant, au détriment des "moyens", des plus lents, et des élèves en difficulté.


    Bien que je consacre, la grande majorité du temps, un long moment aux élèves en difficulté, pour faire avec eux le début de l'exercice, il faut avouer qu'ils bénéficient rarement de la correction de leur travail en direct, et d'un retour sur leur production "tout seul". Pourtant ce sont bien ces élèves qui en ont le plus besoin, et dans un esprit d'équité, on devrait "donner plus, à ceux qui en ont le moins".

    Le pire, c'est peut-être pour ces élèves discrets, ceux qui travaillent assez bien ou ceux qui travaillent moyennement, ceux qui écrivent lentement, bref ceux qui n'ont ni terminé dans les premiers, ni bénéficié d'une aide personnalisée parce qu'ils ne sont pas les plus en difficulté.
    Ceux-là, malheureusement, force est de constater qu'ils passent un peu entre les mailles du filets, ils passent à la trappe et sont corrigés toujours en différé. Ces derniers cahiers qui nous restent le soir.
    Franchement, quand je l'écris, je suis triste de faire ce constat, mais il faut bien être honnête.

    ***
    La question de l'égalité se pose aussi pour la participation orale et les élèves "interrogés".
    En effet, lors des temps à l'oral, certains enfants prennent facilement la parole, parfois aimeraient bien la monopoliser. Certains aiment bien participer mais laissent volontiers la place à ceux qui sont plus dynamiques, Certains aiment s'exprimer largement, exposer leurs idées géniales, mirobolantes et leur pensée flamboyante, en prenant leur temps, en revanche les camarades peuvent vite être lassés et noyés par ce flot d'imagination. D'autres encore sont lents à s'exprimer, perdent leurs mots ou leurs idées.
    Quelques élèves en revanche aimeraient s'effacer et ne jamais être interrogés, parfois on se dit qu'il vaut mieux attendre qu'ils lèvent la main d'eux-mêmes, et parfois on peut attendre longtemps.

    Malheureusement, nous les maîtres et maîtresses, avons tendance à interroger souvent les mêmes élèves, sans nous en rendre compte.
    Même si on n'a pas un chouchou, mais beaucoup d'élèves pertinents, dynamiques, moteurs de la classe qui font toujours avancer vers d'autres horizons, des pitchounes, choupets et choupettes, choupinets et roudoudous, et encore des qui dorment, qu'on doit réveiller, qu'on doit s'efforcer de ne laisser sur le chemin, et des qui sont timides et presque transparents, qu'on ne doit pas oublier, qu'on adore interroger dans nos classes (pas forcément les meilleurs élèves d'ailleurs).
    D'ailleurs il a été montré que les maîtres et maîtresses donnaient plus souvent la parole aux garçons qu'aux filles, sans que ce soit conscient non plus.

    Pour déjouer ça, il faut bien quelques astuces.
    Pour y remédier et y réfléchir :

    * De nombreux articles de Catherine Huby insistent sur les "tours" des élèves interrogés.
    En particulier ses articles sur la lecture et la lecture à voix haute.
    Mais aussi celui sur la correction par rotation, que je ne saurais trop vous conseiller pour changer de regard.

    * Suite à cet article chez Graines de Livres et avec le recul sur ma pratique cette année, j'ai imaginé une modalité de production d'écrit avec aide coopérative.
    Dans cette manière de faire, je m'occupe seulement d'un groupe par séance, les autres sont en autonomie. Toutefois contrairement à ce que je faisais, c'est à dire prendre toujours le même groupe de besoin, je fais tourner les groupes de manière à voir plus d'élèves. Dans l'idéal voir tous les élèves sur la semaine ou sur 2 semaines.
    J'en parlerai dans un autre article.
    J'ai essayé cette modalité cette année et surtout au retour en classe après le confinement.
    C'est à affiner, mais les élèves ont bien accroché et, malgré la possibilité de coopérer, ils ne s'en sont pas pour autant donnés à coeur joie pour bavarder ou demander de l'aide à tout-va à leur groupe.

    Le choix des groupes d'élèves est à mon avis très important et à revoir.
    Lors de la production d'écrit, j'essayerai cette année de me contraindre à corriger 2 groupes sur chaque temps.

    Une autre piste matérielles :
    Les bâtons (abaisse-langue ou bâtonnets de glace, pour les amateurs, moi je ne mange pas d'esquimau !)
    Chez L'école des Juliettes par exemple
    http://ecoledesjuliettes.eklablog.com/a-chacun-son-tour-a115349646
    A chacun sou tour

    Ou une super idée et une réalisation rapide, encore chez Val10 :
    http://val10.eklablog.com/etiquettes-equitables-c26374764 

    Dans sa version, il y a des étiquettes à piocher pour plusieurs matières, ce qui est pratique par exemple en lecture à voix haute, ou en débat philo, si on veut continuer le lendemain ou la semaine suivante.

    Etiquettes équitables
    Image tirée du blog de Val10.
    J'ai repris sa trame pour faire mes étiquettes, allez y faire un tour !!!


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  • Ecrire à partir de 2 / 3 mots donnés :
    N + V 
    N + V + N
    classe - chanter
    souris - trotter - éléphant

    Dans... il y a.... qui ...
    J'ai vu .... qui...
    imparfait :
    Hier j'ai vu... qui ... -ait

    Mon livre des "Je sais..."


    Poésie :
    La maîtresse est une sorcière.

    Si tu n'es pas sage ... Ulysse
    Je te transforme en ... saucisse.

    Etc !

    Voir ce document :
    https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Ecrits_courts/23/2/2-RA16_C2_FRA_3_situation_ecriture_635232.pdf 


    Quelques idées d'outils à mettre en place

    https://www.pedagogie.ac-nice.fr/dsden06/mdll/wp-content/uploads/sites/11/2019/11/Apprendre-%C3%A0-%C3%A9crire-des-textes-en-sappropriant-une-d%C3%A9marche-C2.pdf


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  • Bonjour,

    J'ai repris l'idée de "Maîtresse de la forêt" pour faire mes étiquettes du programme du jour sur le thème des cactus.

    Comme sa trame modifiable de contient que 2 dessins de cactus, j'ai refait mes étiquettes.

    Les voici :


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  • Bonjour,
    Dans cet article je vous parle de l'activité "copie et dessine" que je donne à mes élèves chaque semaine, dans la séance d'écriture, pour systématiquement mettre du sens sur les phrases écrites.

    En effet, j'ai très souvent des élèves non-lecteurs et apprentis-lecteurs (tout un éventail de niveaux !) en CE1. Cette activité leur permet bien sûr de travailler la copie, mais aussi la lecture et compréhension.
    Certains élèves se "contentent" de recopier les lettres, le geste, sans forcément mettre de sens sur ce qu'ils écrivent. Il leur arrive fréquemment d'écrire des mots qui ne veulent rien dire.
     
    J'avais d'ailleurs eu le conseil de mon formateur, lors de mon année de PES, de ne pas me limiter à des lignes de lettres et de mots (je donnais des fiches entières comme on peut trouver sur Internet sur de nombreux blogs).  Et de travailler au CE1 plutôt sur des phrases.

    ***
    Petite parenthèse : Mon formateur m'avait également dit qu'il était intéressant de travailler les stratégies de copie (empan visuel pour mémoriser plusieurs lettres, syllabes, mots à la fois).

    Je vais donc continuer à programmer des activités de copie au dos (retourner la feuille) ou copie-couloir (mémoriser un mot entier ou des groupes de mots, pour recopier une phrase).

    ***

    Je complète donc ma séance d'écriture sur les lettres (pour apprendre ou réviser les gestes d'écriture) par une à quelques phrases "copie et dessine".
    Je ne lis pas le texte, bien sûr, puisque les élèves doivent s'entraîner à lire seul, en autonomie. C'est parfois difficile d'ailleurs de résister à la tentation, et dans l'emportement de la classe, de dire le mot qu'un petit coquinou vous demande de lire à sa place parce qu'il n'y arrive pas :D !!! Héhé, petit malin ! Tu es démasqué !!!

    Ils lisent donc seul et doivent dessiner ce qui est écrit dans le cadre en-dessous de leur texte, sans oublier les détails qui sont précisés (nombre, couleurs, position des objets).

    Au début je trace des points-repère sur le cahier pour que les élèves tracent au crayon un cadre, pour dessiner.
    Puis je leur apprends à placer eux-mêmes les points en comptant les carreaux, ainsi ils dessinent dans le cadre, en-dessous de la copie de leur phrase.

    *Concernant le contenu des phrases, on peut choisir des devinettes (copie, devine, dessine) avec des petites inférences, à la manière de ce que propose Zaubette sur son blog.

    *On peut aussi choisir des phrases plus descriptives en prenant soin de choisir des choses facilement dessinables par les élèves. Je mets notamment des couleurs, des nombres d'objets.
    Enfin pour faciliter le repérage des éventuels pièges lexicaux ou grammaticaux et attirer l'attention des élèves, je les surligne ou je les entoure en rouge sur mon TNI (majuscules, accords du pluriel, graphie complexe, accents) et mes élèves peuvent le faire aussi sur leur cahier, ce qui leur permet de ne pas oublier les -s ou -ent.
     
    Voici une liste des phrases que j'ai données cette année :
    à venir


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  • Des vidéos tout à fait intéressantes, qui répondent pile à mes questionnements et aux difficultés que je rencontre en classe.

    Une introduction pour ceux qui ne connaissent pas du tout les questions autour de l'apprentissage de la lecture.
    https://www.youtube.com/watch?v=Xl8-z1plSO4

    Du décodage et de la compréhension, simultanés
    https://www.youtube.com/watch?v=jkYuCJX-13U

    https://www.youtube.com/watch?v=CMf9vU_1RyI


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  • Hellow les profs !

    Une grande partie de cette année 2019-2020 est passée, nous sommes en avril, et j'aimerais profiter du confinement dans lequel nous sommes plongés (toi-même tu sais, warrior, toi qui a vécu comme moi l'année 2020 avec le Corona notre ennemi ! Seuls les vrais savent ce que nous endurons, ça fait 2 mois que je n'ai vu personne de mon entourage en vrai, vivant, palpable. Vade retro Coronas, saleté de virus ! Ah comment ça j'ai fait une petite digression ? Ah pardon...) pour faire un petit bilan de cette année sur le plan de la lecture.

    Donc... (où en étais-je ?)
    Cette année est bien différente de l'année dernière. 
    J'ai des élèves différents bien sûr.
    J'ai des non-lecteurs, mais qui avancent un peu. Bon. J'avoue que pour l'un des deux, c'est 2 pas en avant, 1 pas en arrière (3 pas sur l'côté, 3 pas d'l'aut' côté... il était-t'une bergè-re qui allait-t'o marché... Ah non pardon...)
    J'ai des très bons lecteurs (surtout lectrices d'ailleurs)

    Cette année, je n'ai pas fait du CP pour la moitié de la classe, comme l'année dernière.
    Je suis la méthode d'orthographe graphémique de Catherine Huby (révision des graphèmes en même temps). Cette méthode est incontestablement super et efficace.
    Mais elle prend beaucoup de temps et j'avoue que c'est épuisant, éreintant pour la maîtresse d'aider constamment, constamment, certains élèves qui sont à la ramasse. Le principe de la méthode est justement d'étayer énormément, de donner du temps à ces élèves, de les accompagner, les guider, les soutenir par nos explications et notre aider permanente...
    Certains se reposent sur leurs lauriers, sont sans cesse dans le "j'y arrive pas maîtresse".
    Normalement on les aide jusqu'à ce qu'ils se débrouillent tous seuls mais... ils ne se débrouillent jamais tous seuls.
    Et puis les dictées deviennent très longues, bien que je les raccourcisse toutes, ça devient trop long, trop de choses à savoir, il n'y a que les bons et très bons qui s'en sortent.


    Cette méthode permet de réviser les graphèmes et donc les correspondances sons lettres. Normalement, cela devrait avoir également une bonne incidence sur la lecture, les progrès devraient être visibles.
    Toutefois la lecture de textes (la fluence, la compréhension) ne suivent pas, je constate peu de progrès ou alors je n'en suis pas consciente, ça reste invisible...

    J'espérais avoir un peu de recul fin avril pour voir l'évolution, mais franchement je suis déçue, je ne vois que très peu de progrès chez les "moyens", dans mon école on dira "le ventre mou"...

    J'ai repris toute la lecture pour 2 élèves (allez on va aussi mettre 2 ou 3 autres qui étaient sortis du CP plus avancés, ils lisaient des syllabes eux (la belle affaire) mais qui ont un peu stagné au niveau des mots et des sons complexes, ne progressent pas des masse).

    Evolution pour mes 2 élèves non-lecteurs :
    Ils sont arrivés sans connaître toutes les lettres de l'alphabet, sans savoir ce qu'était une consonne et une voyelle, sans avoir compris le principe qu'on met toujours une consonne avec une voyelle pour la faire sonner.
    Ils sont arrivés sans savoir décoder n'importe quelle syllabe simple (to ma te - la va bo - do m i no - pa ra sol - tar ti ne). En encodage c'était encore plus la misère, si c'est possible, ils n'écrivaient pas de syllabes "plausibles" c'est à dire avec une consonne + une voyelle. Les mots étaient des suites de lettres, avec un sens caché mais qui ne correspondaient pas au mot (vfo pour vélo, otnt pour tomate).

    Au cours de l'année : les deux a beaucoup progressé en début d'année surtout, avec la révision / l'apprentissage des sons simples : voyelles et consonnes, de la combinatoire, des sons complexes faciles ch ou oi... Ils ont été capables d'écrire des mots, des phrases, mots transparents, avec des sons simples ou complexes très courants, et avec beaucoup beaucoup d'aide, d'étayage. Jamais en autonomie.

    Puis j'ai l'impression qu'il y a eu un moment de stagnation, de flottement.
    Comme une incubation, un temps de pause pour intégrer tout ça.
    Depuis que nous continuons la révision des sons complexes à un rythme d'environ 2 par semaine, ils n'avancent plus, ils restent au stade précédent.
    L'un des deux a toujours des difficulté dans le stade des graphies simples, par exemple les lettres ne sont pas dans le bon ordre, certaines sont oubliées s'il travaille seul.
    A aucun moment cet élève ne produit un mot correct s'il est seul.
    Il a 2 ans et demi de retard, selon le bilan psy.

    Pour les apprentis lecteurs (ceux qui galèrent) et le ventre mou, il y a peu de progrès aussi en lecture.
    J'ai toujours l'impression qu'ils galèrent à déchiffrer, ils sont très lents, la lecture est hachée, ils buttent sur les sons complexes, et le pire c'est que certains se démotivent pour lire.
    Même s'ils aiment bien l'histoire, qu'à chaque fois c'est un nouveau texte, pour avoir le plaisir et l'envie, la curiosité de découvrir la suite par eux-même, ils lisent "pour lire" sans essayer de comprendre, ils ânonnent, ils déchiffrent péniblement, sans mettre de sens sur les mots et la phrase qu'ils lisent, qui devrait se construire dans leur esprit. J'ai l'impression qu'ils lisent sans le but final : comprendre ce qu'ils ont lu.

    Pourtant, depuis le milieu de l'année (disons novembre décembre) je leur demande systématiquement, à chaque fois qu'ils lisent une phrase, d'expliquer à la classe ce qu'ils ont lu. 
    Mais je ne note aucun progrès chez ceux qui n'arrivent pas à lire de manière fluide.

    Ceux qui y arrivent sont ceux qui, déjà avant, lisaient plutôt bien, même si parfois c'était lentement, ceux qui lisaient le texte tout seuls dès que je distribuais pour "savoir la suite", étaient intéressés par l'histoire, essayaient de comprendre...
    J'en ai parlé avec Catherine Huby, elle m'a donné des conseils que j'ai essayé d'appliquer (s'arrêter à chaque phrase pour expliquer ce qu'on vient de lire) mais l'alchimie ne prend pas chez eux.
    Je ne sais pas ce qui, des difficultés en décodage ou des difficultés pour passer à la compréhension, freine à ce point l'accès au coeur même du LIRE, comprendre l'histoire.


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  • Chaque année, l'éternel débat sur les techniques de la soustraction à retenue revient.
    Chaque année je me pose mille questions.

    Après quelques lectures, recherches, visionnage de vidéos... et quelques années d'expérience avec des CE1 CE2, voici la méthode que j'ai choisi d'enseigner à mes élèves.

    Il s'agit d'une méthode mixte.

    Le départ est la méthode par cassage. On s'appuie sur le sens et la manipulation.
    Je casse 1 dizaine pour en faire 10 unités.

    Mais au lieu de barrer le chiffre des dizaines en haut, on écrit qu'on doit enlever une dizaine, dans le nombre du bas.
    On en revient donc à cette écriture du grand 1 en haut (+10 par exemple 10 + 2 = 12) et à l'écriture du petit +1 en bas, dans les dizaines que j'enlève.

    Voici le document que j'ai remis en page à partir des images de Catherine Huby.




    Voici une vidéo qui correspond à cette méthode et l'explique avec manipulation du matériel.
    https://www.youtube.com/watch?v=ni0mBuM3qlw&t=487s

    --> Voici l'article de Catherine Huby présentant le document que j'ai fait à partir de son blog et que je lui ai envoyé

    http://doublecasquette3.eklablog.com/ce1-ce2-la-soustraction-a-retenues-a184363862?fbclid=IwAR2ZSRx3uE0rTY_vrBTmEknpdSYUALb5R9eiKR2WHwt4PLQ5p2-YHBhjdJU


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  • Après un début d'année plutôt laborieux en production d'écrit, je vous livre ici quelques évolutions, quelques réflexions, quelques éléments sur ma manière de procéder pour faire progresser mes élèves.

    Comme je l'ai expliqué dans un précédent article, dans une classe de CE1 avec des niveaux très hétérogènes, je souhaite donner à chaque enfant un travail à sa mesure, ce qui n'est pas mince affaire quand certains, en complète autonomie, n'encodent pas un mot, alors que d'autres produisent 6-7 phrases avec beaucoup d'imagination. Entre deux, des élèves qui produisent. Mais pas toujours des phrases, pas toujours quelque chose de compréhensible, et si c'est compréhensible par une maîtresse, pas toujours correct syntaxiquement, pas toujours segmenté en mots, pas avec tous les mots, pas avec la bonne orthographe.

    Je pars d'une activité très connue : une image à décrire.
    Plus tard il s'agira de plusieurs images séquentielles.
    Pour l'instant j'utilise les images du site Récréatisse (jogging d'écriture CE1 )

    Tout dans cette activité repose sur l'explicitation de la tâche, la mise en projet de l'élève, l'anticipation, .
    On lui fournit des aides, on lui montre comment il fera quand il devra faire tout seul.
    On lui donne des techniques, des stratégies, bref on étaye, on lui donne les clés principalement en amont, pour que plus tard, bientôt, il parvienne à faire seul ce qu'on aura fait d'abord tous ensemble, puis avec l'aide de quelques camarades dans un groupe où chacun essaye d'avancer, et l'aide de la maîtresse.

    Nous commençons donc par installer les bases, en début d'année, d'abord collectivement.

    Début d'année - septembre - octobre
    En début d'année, les élèves avaient des mots à remettre dans l'ordre pour former un phrase.
    Après quelques séances où tous les élèves avaient les étiquettes mots, je l'ai proposé seulement aux élèves qui le souhaitaient. Ceux qui étaient à l'aise pour se lancer et écrire sans étiquettes le faisaient directement. Dans tous les cas, même ceux qui avaient les étiquettes devaient, en plus, produire une autre phrase tout seuls.
    Cette étape sera à revoir car ça n'a pas été un succès. Les élèves peu entrés dans la lecture ne parvenaient pas à remettre les mots dans l'ordre. Je pense qu'il serait plus efficace de prendre les élèves qui ont des difficultés en petit groupe dirigé, plutôt que de les laisser remettre les mots dans l'ordre en autonomie.
    D'autres se contentaient d'ordonner les mots, mais ne passaient pas à la phase de production d'une phrase.

    Réajustements : Novembre - décembre
    A partir des grandes difficultés que mes élèves rencontrent, je vous livre mes solutions :

    * Certains ne se lancent pas, ne savent pas quoi écrire. 
    --> Un temps consacré en début de séance pour faire des phrases à l'oral.
    Un temps assez long pour observer finement une image, donner des détails qui permettent d'enrichir les productions et de ne pas se contenter d'une seule phrase simple. Permet aussi de donner de la matière à penser à ceux qui peuvent écrire en autonomie.

    * Certains écrivent avec une mauvaise segmentation des mots, ils ne séparent pas correctement.
    --> Travail au préalable sur la phrase et la segmentation, en dictée et en production d'écrit.
    Je m'inspire de la méthode de Catherine Huby (blog Bienvenue chez les ptits) : production d'une phrase collective, en partie en dictée à l'adulte.

    * Aide orthographique - écrire juste
    --> Lexique donné
    Il ne restera à réfléchir qu'aux mots qui ne sont pas dans le lexique.

    * Certains élèves sont perdus, ne savent pas produire une phrase à l'oral et la transcrire à l'écrit.
    --> petit groupe de besoin


    Je m'inspire de la méthode de Catherine Huby --> voir ici
    http://doublecasquette3.eklablog.com/ce1-redaction-collective-d-une-phrase-a147404332

    Elle fait des productions collectives très guidées dans un premier temps, afin de donner à voir, d'expliciter toutes les stratégies, que les élèves utiliseront ensuite individuellement.
    Puis elle passe à des production individuelles. --> Voir 


    et de la méthode de Zaubette CP --> voir ici et  et encore 
    http://www.zaubette.fr/production-d-ecrits-au-cp-c-est-parti-a126919620

    http://www.zaubette.fr/premieres-productions-d-ecrits-au-cp-a119112728

    http://www.zaubette.fr/production-d-ecrit-au-cp-vers-moins-de-guidance-a182779098

    Elle fait des productions d'écrit individuelles avec des étiquettes pour représenter les mots.

    La séance commence par un échange collectif à l'oral sur l'image ou les images séquentielles.
    Nous observons et commentons l'image.
    Nous lisons collectivement le lexique, qui permet aux élèves de savoir quels mots ils pourront utiliser très facilement.

    Après la phase collective, les élèves rédigent individuellement 3 à 5 phrases.
    Je choisis un minimum de 3 phrases pour me laisser le temps de travailler avec mon petit groupe.
    Les élèves en autonomie colorient l'image.
    Après ce temps, ils viennent se faire corriger à mon bureau, puis repartent à leur place pour corriger / recopier les erreurs que j'ai pointées.

    Pendant ce temps, je prends un petit groupe d'élève.
    1) Dans une première phase, ils produisent une phrase collective, avec mon aide.
    Ils choisissent la phrase qu'ils vont tous écrire. On part de la proposition d'un élève, en général assez simple, et chacun ajoute ou corrige de manière à obtenir une phrase un peu plus riche.
    Ex : Le chien sur la niche. --> Le chien est dans la niche. --> Non, le chien est couché devant la niche. --> Le petit chien dort devant la niche. Ils la répètent une fois.

    2) Segmentation de la phrase et compréhension de ce qu'est une phrase = séparée en mots :
    Sous leur dictée, je trace le squelette de leur phrase (des traits de la longueur des mots) sur une grande feuille / sur un tableau / sur une ardoise. J'attend qu'ils dictent lentement la phrase, en segmentant bien les mots, en attendant que je trace les traits. Cette activité permet de leur faire comprendre que chaque trait correspond à un mot, que la phrase n'est pas une suite orale de sons.
    On peut aussi travailler avec des jetons, des étiquettes papier ou plastifiées. Personnellement je travaille avec les traits par facilité, parce que cela me permet de faire écrire n'importe quand, sans avoir besoin de préparer le matériel. D'ailleurs quand les élèves écrivent seuls (dictée, production) je préfère qu'ils ne soient pas habitués à avoir obligatoirement des étiquettes préparées par la maîtresse.

    Ensuite, ils redisent la phrase ensemble, en pointant simultanément le trait pour chaque mot. J'interroge deux ou trois élèves pour redire la phrase de mémoire en pointant chaque mot, avec comme seul appui le squelette de la phrase.

    Dans cette activité, tout est dans l'anticipation !
    Cette étape me semble importante parce qu'elle permet à l'élève de bien mémoriser la phrase et d'être ensuite plus autonome quand il devra écrire seul.
    Lors de la phase suivante, bien que je les aide, la tâche devient  plus complexes et il n'est pas rare que les élèves se "perdent" dans le cheminement de leur pensée. 
    Pour la suite, ils vont zoomer sur chaque mot, s'attarder sur chacun et réfléchir à la manière de les écrire :
    - soit des mots à encoder très facilement, en partie mémorisés : le la je il
    - soit des mots qu'ils connaissent par coeur (petits mots comme elle - un - une - avec - dans), qui ne nécessitent pas un gros effort d'être encodés entièrement car ils sont mémorisés.
    - soit des mots à encoder
    - soit des mots du lexique (mots présentés dans la première phase).

    Vous voyez donc qu'à ce moment, il es important de bien se souvenir de la phrase en entier.
    Après un moment de concentration sur un mot très précis (surtout ceux qui doivent être encodés), l'élève pour passer au mot suivant, a besoin de se remémorer la phrase.
    Ce n'est pas facile pour ces élèves en difficulté, qui ne parlent pas forcément français et produisent parfois une syntaxe et une structure de la phrase incorrecte.


    3) Ils écrivent chaque mot, un par un, sur leur ardoise. On redit la phrase et on commence par le premier mot
    - Certains mots sont dans le lexique (je les laisse chercher, se débrouiller un peu tous seuls pour identifier les mots, je valide leur réponse s'ils le demandent, je corrige si ce n'est pas bon).
    - Certains mots ne sont pas dans le lexique, je leur dis alors qu'il faut les fabriquer. Dans ce cas, ils encodent le mot sur leur ardoise, ils s'entraident, ils comparent, ils se corrigent.

    4) Ensuite ils recopient leur phrase au propre sur leur cahier.

    5) Après cette étape très guidée, je refais exactement la même démarche, mais cette fois chacun écrit sa propre phrase. Ils sont donc un peu plus autonomes. Chaque élève me dit sa phrase, je trace les traits correspondants aux mots sur leur propre ardoise. Ils cherchent ou encodent les mots. Je reste auprès d'eux, pour les aider, mais puisqu'ils sont plusieurs, mon attention est partagée entre eux.
    Je valide et je corrige une fois la phrase écrite sur leur ardoise et ils recopient.
    Ils recommencent la même chose pour une troisième phrase, mais cette fois-ci je les laisse beaucoup plus en autonomie, ils tracent eux-mêmes les traits s'ils le peuvent. Sinon je le fais avec eux, mais ensuite je ne les aide plus.

    3) Enfin, je me détache du groupe de besoin pour me consacrer aux élèves en autonomie.
    A partir de ce moment, je ne suis plus disponible pour mon petit groupe.
    Les autres élèves viennent me voir dès qu'ils ont fini le "contrat" de 3 à 6 phrases et je me concentre sur la correction de leurs phrases. Ils retournent à leur place pour corriger.
    Ils reviennent plusieurs fois si besoin pour les phrases suivantes.

    4) Correction et aide en direct :
    Lorsqu'ils ont fini (lorsqu'ils ont corrigé les erreurs que j'ai pointées), les élèves viennent poser leur cahier sur mon bureau. Je retiens les deux premiers élèves à mon bureau pour les corriger et je renvoie les autres à leur place. Ils vaquent à leur occupation (coin art, rallye copie, lecture, exposé, autonomie). Parfois, ceux qui ont fini vont aider un élève qui a besoin, du petit groupe ou pas.
    Je prends les cahiers dans l'ordre où ils sont posés, je les appelle alors 2 par 2, en prévenant le camarade qui viendra après, puis je corrige alors en direct chaque cahier avec l'enfant. Quand j'ai fini, je redonne son cahier corrigé pour que l'enfant le range.
    Le copain d'après est déjà là, ce qui me permet de ne pas perdre de temps, et j'appelle le suivant pour qu'il se prépare et vienne au bureau. Celui qui est après arrive au bureau et il suit la correction.

    5) Correction après.
    Enfin les élèves "restant", ceux que je n'ai pas corrigés en direct, viennent poser leur cahier ouvert sur ma table, et je les corrige pour le lendemain.
    J'avoue qu'en l'écrivant noir sur blanc, je remarque que c'est injuste pour les "restant" qui n'ont pas pu bénéficier de la correction en direct, alors que d'autres élèves sont parfois venus 2 ou 3 fois et ont eu ma correction afin que leur texte soit parfait. Et bien souvent, ce sont les élèves les meilleurs.

    Catherine Huby propose dans un article une manière de voir tous ses élèves, selon un ordre (toujours le même) afin de ne léser aucun élève.
    En effet, souvent on privilégie les élèves les plus en difficulté (normal, me direz-vous... Hé bien, est-ce vraiment si normal ?) ainsi que les bons élèves, les meilleurs, du fait de leur motivation intrinsèque, leur dynamisme naturel, leur envie de montrer leur travail, leur facilité à créer une relation avec l'enseignant, leur rapidité à faire le travail (ils ont fini en premier donc ils viennent se faire corriger en premier).
    N'est-ce pas profondément injuste ?
    Il est certain que certains élèves moyens, le "ventre mou" comme dirait ma directrice, aurait bien besoin aussi d'aide et pourtant on les voit beaucoup moins que les deux groupes "extrêmes" de nos classes.
     
    Dans sa technique, elle explique que la correction d'un élève profite également à l'élève suivant (qui attend son tour juste à côté) ainsi il entend certaines explications.


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